Comment réduire la taille des urbanités pour arriver à une dimension gérable par la démocratie ?

Par des coopératives d'habitants, une proposition de P.M. dans Voisinages et Communs 

http://www.lyber-eclat.net/livres/voisinages-et-communs/

Résumés, analyses, notes et liens ici : http://coupsdecoeurtextuels.monsite-orange.fr/page-575ed9f0c2b82.html

Le but de son essai est la recherche d’une organisation permettant une préservation de la biosphère et qui passe par une refonte des liens humains.
Il s’agit de "voisinages" en partie autonomes d'environ 500 habitants.
Pour un impact écologique positif il faudrait qu’il y ait environ 65% de la population vivant dans ces quartiers. Des services collectifs (alimentation, entretien …) et des appartements de toutes dimensions permettront à tous les âges de vivre ensemble.
Pour P.M. ces voisinages doivent rechercher l’autonomie en source agricole et en énergie.
Pas mal de propositions et détails dans son ouvrage.
C’est apporter le village dans la ville et sans la proximité étouffante de la communauté villageoise par notre acceptation plus ouverte de l’autre et par la laïcité d'aujourd'hui.
Juridiquement c’est immédiatement réalisable par le principe de la coopérative.
Pas besoin de refonte de la législation.

Le retour de l'autonomie de la commune est-ce un retour au moyen âge : Voici une réponse de Kropotkine texte tiré de https://fr.wikisource.org/wiki/... Kropotkine ... commune

et cité dans "L'anarchisme dans les textes" http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020377&id=511

« Mais, la Commune — nous dit-on — est un fait d’autrefois ! En cherchant à détruire l’État et à mettre à sa place les Communes libres, vous tournez vos regards vers le passé : vous voulez nous ramener en plein moyen âge, rallumer les guerres antiques entre elles, et détruire les unités nationales, si péniblement conquises pendant le cours de l’histoire ! »

"Ainsi, répétons-le, ceux qui viennent nous dire que les Communes, une fois débarrassées de la tutelle de l’État, vont se heurter et s’entre-détruire en guerres intestines, oublient une chose : c’est la liaison intime qui existe déjà entre les diverses localités, grâce aux centres de gravitation industrielle et commerciale, grâce à la multitude de ces centres, grâce aux incessantes relations. Ils ne se rendent pas compte de ce qu’était le moyen âge avec ses cités closes et ses caravanes se traînant lentement sur des routes difficiles, surveillées par des seigneurs-brigands ; ils oublient ces courants d’hommes, de marchandises, de lettres, de télégrammes, d’idées et d’affections, qui circulent entre nos cités comme les eaux d’un fleuve qui ne tarissent jamais : ils n’ont pas l’idée nette de la différence entre deux époques qu’ils cherchent à comparer.

D’ailleurs, l’histoire n’est-elle pas là pour nous prouver que l’instinct de fédération est déjà devenu un des besoins les plus pressants de l’humanité ? Il suffit qu’un jour l’État se trouve désorganisé pour une raison ou pour une autre ; que la machine oppressive faiblisse dans ses fonctions, pour que les alliances libres naissent d’elles-mêmes. Souvenons-nous des fédérations spontanées de la bourgeoisie armée pendant la grande révolution. Souvenons-nous de ces fédérations qui surgirent spontanément en Espagne et sauvèrent l’indépendance du pays, lorsque l’État était ébranlé jusque dans ses fondements par les armées conquérantes de Napoléon. Dès que l’État n’est plus à même d’imposer l’union forcée, l’union surgit d’elle-même, selon les besoins naturels. Renversez l’État, la société fédérée surgira de ses ruines, vraiment une, vraiment indivisible, mais libre et grandissant en solidarité par sa liberté même."